21/06/2011

L'Ardéchoise 2011 - Le récit

 

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"La Montagne Ardéchoise" ou l'Aurore dans les montagnes avec les BBB

Du jeudi 16/06 au samedi 18/06/2011

Par Alain Darville


Lien vers le site de l'Ardéchoise

Lien vers le parcours de La Montagne Ardéchoise


Les cols:

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 Alain, Charlie, Pietro et Fabien, les 4 héros de l'Ardéchoise 2011




Cette année encore l’Aurore-Cyclo participe à l’Ardéchoise. Depuis 2006, c’est la 6ème année consécutive que l’Aurore y est. Pour moi, c’est la 5ème fois, avec des distances variées entre 360 et 520 km. Cette fois, c’est le retour aux sources, comme en 2006, nous faisons « La Montagne Ardéchoise » en trois jours, soit 442 km et 8530 m de dénivelé. Nous aurions dû y aller à 3, Gabriel, Pietro et moi, mais Gabriel a un pépin physique qui l’empêche de nous accompagner cette année.

Nous ne sommes que 2, mais cette fois, nous y allons avec les BBB, les célèbres Brussels Big Bra… (heu…) …nleurs, non, …ckets. Eux aussi ne seront pas au complet. Des 4 prévus, ils sont finalement 2. « Petit Kanish ???», est-ce que j’ai bien compris, s’est désisté au dernier moment. Fabien et Charlie vont essayer de les représenter dignement.

Pietro et moi, nous avons fait le BRM 600, Bruxelles-Verdun, le week-end précédent, ce qui nous a laissé 3 jours (voyage inclu) de récupération. C’est vraiment une inconnue, est-ce que je saurai seulement monter le premier col (le Col du Buisson) ? Pour Pietro, je ne m’inquiète pas, il est capable de tout. Avec son Bianchi 39x23, il va montrer à de bien plus jeunes de quoi il est capable (surtout le dernier jour).  Je suis venu avec mon petit braquet 39x27, cette année c’est volontaire, ce n’est pas comme en 2009, où j’avais explosé le dérailleur avant de mon vélo triple plateaux avants juste avant le départ.

Mais Fabien, cette année n’a pas de chance. Il n’a pas su s’entraîner pendant un mois. Il a cassé la patte arrière de son beau vélo, et en plus pendant les vacances de Pâques, Charlie a saboté son cuissard au lavage, ce qui a occasionné quelques problèmes fessiers à Fabien. Pour Fabien c’est dommage, il ne volera pas dans les cols cette année, et la course Pietro/Fabien n’aura pas lieu.

Charlie a son GPS et ses cartes. Cartes qu’il connait par cœur à force de les regarder en marquant tous les raccourcis possibles (au cas où). Et oui, le parcours de la Montagne Ardéchoise, est pour moi, l’un des plus durs. Aucun temps morts entre les cols qui vont s’enchainer les uns après les autres. En plus la 1ère boucle (St-Laurent les Bains - Borne) est certainement la partie la plus dure et peut-être la plus belle de tous les parcours proposés.

Nous sommes donc arrivés le mercredi. Pour prendre nos papiers, notre puce à mettre sur le vélo et pour déposer les bagages qui nous suivront pour les 2 nuits ardéchoises. Le poids du bagage ne peut excéder 9 kilos. Il parait que le minimum pesé pour les 2 jours était de 3,5 kilos et le maximum était de 18. Avant, les sacs étaient pesés avec un pèse-personne. Il suffisait de laisser un pied en dessous pour que ça passe. Maintenant ils ont un pèse valise et ça ne passe plus. Verdict : Pietro = 10 kg. Cruel dilemme, que faut-il éliminer ? Pietro me passe sa poudre de récupération que je mets dans mon sac puisqu’il a déjà été pesé (heu, est-ce légal ?), mais enlève son pull, en Ardèche, il fait chaud.

Les BBB ont fait l’Ardéchoise en quatre jours. Ils ont fait l’Ardéche Verte (86km – 1503 m) le mercredi. Ce qui fait qu’ils étaient logés à Saint-Félicien. Comme cette année, ce sont les 20 ans de l’Ardéchoise, beaucoup plus de cyclos étaient là : 15956, tous parcours et 1, 2, 3 et 4 jours. Cette abondance fait que les hôtels étaient complets et nous n’avons pu trouver un logement qu’à Chanas (à 40 km de Saint-Félicien). Les BBB en ont profité pour décréter unilatéralement un départ à 7h30 en sachant que nous ne pourrions pas y être avant 8h30.  Mais connaissant Fabien qui ne sait pas se lever à l’heure et nous qui sommes capable de compresser le temps dans tous les domaines, finalement nous sommes partis 6 minutes après eux : 8h03 et 8h10. Et encore c’est parce que nous avons discuté avec Pierre, le Canadien de la Guadeloupe (faut suivre) qui était venu avec sa femme Lynda et ses copains. Et oui, en 2012, peut-être, il y aura du voyage au Canada (Québec) dans l’air (à suivre…).

 

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Alain, Pietro, Charlie et Fabien dans le Col de Mézilhac (1130 m)


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Pietro est directement parti sur un bon rythme. Il ne faut pas la moitié du Col pour que Charlie soit avalé, je rattrape les deux cocos aux ¾ de celui-ci. Fabien attend au sommet. La 1ère journée nous allons rester à 4, ensemble presque jusqu’au bout. On s’attend aux sommets des cols, on sourit et on se fait beau pour les photos officielles.  La première grosse difficulté est le Col de Mézilhac (1130 m). Nous descendons groupés jusqu’Antraigues, le village de Jean Ferrat, pour y diner.

Le ciel en profite pour se déchainer, et nous subissons à l’abri un premier gros orage. La célèbre et tant recherchée blanquette de porc aux pâtes bien cuites avalée nous repartons, juste le temps de subir le 2ème orage de la journée, cette fois-ci pas du tout à l’abri. Nous subissons stoïques (on n’est pas des tapettes), le déluge sur nos petits vélos. On est mouillé (trempés), mais en pleine montée, on chauffe tellement qu’on ne s’en rend même pas compte. Fabien, lui s’est réfugié dans une aubette de bus (en plein col ???) avec 67 autres cyclos, le temps de faire le plein de blagues débiles et de beugler « ALLER LES BELGES !!!» quand nous passons devant le groupe entassé (c’est surprenant de voir dans le déluge, les éclairs et l’obscurité une telle masse de cyclos regroupés sur une si petite surface (Fabien a eu du courage)).

L’orage passé, le groupe des quatre as est recomposé et un peu avant d’arriver à Jaujac, Fabien nous arrête pour nous faire découvrir Fabras  et ses coulées et prismes basaltiques. Le village est installé sur une des coulées de lave du dernier volcan éteint du Vivarais, appelé la Coupe de Jaujac. Ces coulées ont pris, en se refroidissant, une structure en forme de prisme évoquant des orgues de basalte bleu. C’est le moment d’écouter le cours magistral de Charlie sur le sujet. Les absents ont eu tort.

Après le Col de la Croix de Millet, le parcours a changé. Nous allons visiter de nouveaux villages, qui se sont déchainés pour nous accueillir. Comme c’est la première fois qu’ils reçoivent l’Ardéchoise, nous aurons droit à des ravitos tous les 5 kilomètres. On s’arrête chaque fois pour les encourager. Chassiers, Largentière, Tauriers et Joannas sont ainsi découverts. C’est joli, le détour en vaut le peine, mais les routes ne sont pas terribles, elles sont encore mouillées avec beaucoup de gravillons. On y va tranquille. Mais Charlie a disparu, les dernières grosses côtes ont eu raison de lui, on le retrouvera à l’hôtel. Fabien cale dans la dernière montée (Le 1er tiers du Col de Loubaresse), pour arriver à Saint-Martin après 170 km et 3180 m de dénivelés avec une moyenne de 21,8 km/h. Nous sommes à l’Auberge Le Romarin, une chouette petite auberge tenue par un couple de hollandais. C’est l’occasion de parfaire notre néerlandais et de manger un spaghetti bolognaise accompagné de quelques Leffes..

Je vais découvrir Fabien et Charlie atteints du syndrome de l’I-Phone et du Blackberry. Il faut répondre à tous les copains Facebook et aux mails. Pietro et moi, nous avons l’air d’être encore dans la préhistoire de la communication. Une fois qu’on le sait, on s’y fait. Fabien fait tout avec son I-Phone (à part téléphoner et faire la soupe), des mails aux SMS en passant par les photos et les consultations des sites météos, il montre à Pietro son programme GPS avec l’enregistrement du parcours en faisant baver d’envie celui-ci sur les possibilités infinie de cet appareil. Le rêve de Pietro devant lui : Un GPS qui le guide via écouteurs. (à 750 €, ça va être cher…).

 

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Charlie et Pietro

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Le deuxième jour va être le plus dur. 147 km et 3150 m de dénivelés à faire. Mais pas avec des cols faciles. Nous attaquons à froid, le reste du Col du Loubaresse (1142 m). Ensuite dans la descente du Col de la Croix de la Femme Morte (1142 m et tout un programme), c’est Pietro qui a failli imiter la femme, en éclatant le pneu avant en pleine descente.  C’est une descente assez raide et fort technique où les freins sont forts sollicités. La pression augmentant avec la chaleur, la pipette de la chambre à air n’a pas résisté. Pietro a pu contrôler et freiner à temps avant de faire le grand plongeon dans le ravin…. Pietro répare et les autres soufflent sur les jantes pour refroidir les pneus.

Nous nous arrêtons à Saint-Laurent Les Bains, une station thermale, où l’eau est chauffée par les volcans. Ensuite après une partie fort roulante, nous attaquons le 1er petit col à 10%, le Col du Pratazanier (1226 m). Mais la vue au sommet vaut l’effort d’y arriver. Superbe, une vue sur une grande vallée encaissée. Borne nous voilà. Le village est assez désertique. Mais le contrôle y est et cette année un ravito accueille les cyclos.  Les barrières Nadar ont failli envoyer toute une série de vélos dans le ravin en ne résistant pas aux poids de ceux-ci et aux coups de vents de la vallée. Une jeune femme, bien sympa essaye de vendre les charmes de la région à tous les cyclos, pour qu’ils reviennent avec leur famille.

Avec ça Pietro est parti. Heures de passages : Pietro : 12h11, Fabien : 12h13, Alain : 12h16, Charlie : 12h28. Nous ne reverrons plus Pietro, Charlie est loin, mais nous le reverrons encore une fois plus tard.

Il faut maintenant sortir de la vallée et le Col du Meyrand n’est pas mal non plus via cette face. Fabien m’attend au sommet et nous continuons jusqu’au Col du Pendu (1435 m) et le Col de la Chavade (1261 m) pour nous arrêter dans un petit bistro de montagne pour manger un plat de pâtes. Cette fois-ci bien moins bons que les pâtes hollandaises. Pour une fois…

Après, c’est la longue descente en direction du Lac d’Issarlès. Nous retrouvons Charlie qui a l’air cuit, mais qui dit que tout va bien avant de plonger dans sa carte et rechercher des routes alternatives.

C’est ensuite le moment d’attaquer le Col de Cage avec une partie à plus de 10%. Finalement, je m’aperçois que ce sont les cols que je préfère : courts avec une forte pente pour pouvoir être monté en puissance. Charlie est loin, on ne l’attendra plus. Nous passons encore à Sainte-Eulalie avant de passer par le Col du Gerbier de Jonc. Le Mont Gerbier de Jonc culmine à une altitude de 1551 m. Il s'agit d'une protubérance de roches magmatiques volcaniques, datée de 8 millions d’années, une époque où de nombreux volcans étaient encore en activité en Auvergne, et oui nous ne sommes plus en Ardèche.  C’est là aussi que débouchent à sa base, les trois sources de la Loire, le plus long fleuve de France.

Mais il est temps d’arriver à Les Estables à du 76 km/h dans la longue descente. Il est 17h54, 20 km/h de moyenne. Pietro y est depuis 16h44. Charlie (en coupant, oups je l’ai écrit), arrivera ¼ d’heure après nous. Nous sommes au VVF Village du Mézenc qui se compose de petits ensembles de 2 niveaux, regroupant  59 appartements. Ça fait du monde à nourrir. Tous ces cyclos affamés seront un peu déçus par le peu de nourriture qu’ils pourront avaler. Heureusement nous avons eu double ration de pâtes froides. Mais ici, nous sommes tranquille, chacun à sa chambre. La soirée dansante n’a pas eu beaucoup de succès. Les hommes n’ont pas l’habitude de danser entre eux, surtout les cyclistes qui ont envie de dormir.

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Le matin, c’est la cata. Le déluge est là. A 1400 m d’altitude, il fait froid et le vent est mordant. C’est difficile de démarrer, mais nous avons de la chance. En trainant, il ne pleut plus. Les lèves tôt auront été douchés et frigorifiés, les autres auront seulement un peu froid au démarrage. Comme quoi… Nous partons à trois, Fabien déjeunant encore.

Mais pas pour longtemps, Pietro est déjà parti dans la longue montée pour arriver au Col des Boutières (1506 m), le point le plus haut du parcours. Je passerai, comme les autres, la journée en solitaire. Enfin, façon d’écrire, il y a tellement de cyclos qu’on n’a jamais été seul, du 1er au dernier kilomètre des 450 km faits.

La descente du Col de la Scie est impressionnante. On passe de 1300 à 500 m. Les pompiers attendent la chute au-dessus du col. Je suppose qu’ils sont là exprès pour inciter les cyclos à rouler prudemment. La route est mouillée, la descente est faite au ralenti. Malgré tout, quelques fous, prennent tous les risques, pour rien…

En bas du Col, Charlie et Fabien, vont couper, et éviteront le Col de l’Ardéchoise qui remonte à 1184 m. C’est un très long col qui n’en finit pas. Dans la forêt, c’est l’obscurité. C’est la première fois que je rattrape des cyclos qui m’avaient dépassé en bas du col et qui avaient présumés de leur force. Avec l’endurance des BRM, je ne monte pas vite, mais je monte du début à la fin sur le même rythme.

Encore quelques photos au sommet (je suis avant tout un cyclo-touriste), et la descente vers Saint-Martin de Valamas est facile et très roulante. C’est là que se retrouve tous les cyclistes de 3, 2 et 1 jours. Cette fois-ci c’est encore plus impressionnant. Je n’ai jamais vu autant de cyclistes. Il y en a beaucoup plus que les autres années. Beaucoup de femmes aussi, mais beaucoup accompagnaient leurs maris/amis/copains. Dans la très longue montée du Col de Clavière (1088 m), je dépasse des cyclos en quantités astronomiques. Et c’est là, qu’on en voit certains, qui n’ont pas vraiment l’entrainement de leurs ambitions. Certains roulent en zigzag, d’autres roulent par à-coups. Ils sont mêmes parfois chiants. Je les dépasse, ils me redépassent mais n’en peuvent plus, ralentissent, bloquent les autres et bouchonnent ceux qui dépassent en se faisant dépasser. D’autres encore, comme les centristes sur autoroutes, restent en plein milieu de la route, et comme ce sont des Français, rallant parce qu’ils sont dépassés par la droite. C’est tout un art de rouler sur des routes ouvertes à la circulation avec autant de cycliste. Parfois à cinq de front.

Pietro est passé depuis longtemps. Il a fait la course avec les jeunots de la cyclo-sportive du samedi à qui il a donné la pâtée de leur vie. Comme il ne s’arrête pas aux ravitos, il gagne chaque fois un temps précieux sur ceux qui s’y arrêtent.

Le ravitaillement de Sainte Agrève est toujours aussi impressionnant. C’est une véritable industrie. Des centaines de cyclos qu’il faut nourrir en même temps. Des vélos qu’il faut rechercher dans la masse avant de repartir.

La descente du Col de Clavière est dangereuse. Pas pour la route, mais par la masse de cyclistes. Ceux qui ont peur et qui n’avancent pas, ceux qui descendent normalement en ne prenant aucun risque et les avions qui volent en espérant que personne devant eux ne fera un écart. Et c’est ce qui est arrivé. Les pompiers étaient là pour ramasser l’un des avions crashés. Sans doute un bassin fracturé pour l’un d’eux.

La fin du parcours a changé, maintenant nous prenons le Col de Lalouvesc (1100 m). Je préférais avant, le Col du Buisson et ses 15 %. Celui-ci n’est fini pas, et c’est un ballet de motos, d’ambulances et de voitures de polices qui roulent dans tous les sens à des vitesses de débiles parmi les pauvres cyclos qui ne savent plus où de mettre. Dans l’ascension, un cyclo est mort des suites d’un arrêt cardiaque. Statistiquement parlant il parait que c’est normal. Sur 16000 partants il y en aura toujours au moins un à qui ça arrivera. Heureux de l’apprendre…

A Lalouvesc, Fabien m’appelle. Charlie et lui sont attablés à la terrasse d’un petit restaurant. Ils mangent une omelette aux cèpes avec des frites et un bon verre de bière.  Pourquoi pas, il n’y a plus qu’une grosse descente à faire, allons-y. Pendant que je mangeais mon omelette, Charlie essayait de photographier tous les tandems qu’il voyait et Fabien est allé chercher des saucissons régionaux.

Dans la descente faite assez vite, Fabien s’arrêtait de temps en temps pour prendre les bandanas ou protèges chaussures perdus par les avions de chasse. La récolte a été bonne, mais j’ai fini loin devant. Il est 15h19. Les 138 derniers kilomètres ont été tranquille à du 21,7 km/h, avec un dénivelé de 2100 m.  Les saucissons de Fabien étaient encore plus salés à Saint-Félicien.

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Et voilà, c’est fini, finalement, nous n’aurons eu qu’une grosse douche pendant les trois jours. Même s’il n’a fait que rarement chaud, c’est resté un temps très correct pour faire du vélo. Nous avons eu de la chance…. La fin était un peu pénible, avec les accidents et les chutes. Les pompiers avaient du boulot mais personne n’a du finir cette Ardéchoise avec un sentiment de pleine satisfaction.

A Saint-Félicien, dans la cohue des cyclistes, il a encore fallu rapporter notre puce, chercher mon diplôme, les autres n’en voulaient pas, récupérer les bagages, et retrouver Pietro qui était déjà là depuis quelques heures.

Le soir nous nous sommes retrouvés comme il y a trois ans au Courtepaille de Chanas. Comme il y a trois ans nous ne serons pas trop passés inaperçus, même si Freddy et Benoît n’étaient pas là. Les serveuses avaient du mérite dans la masse de monde, elles ont assuré, mais cette fois-ci aucune n’est en dépression. Fabien a même réussi a donné son numéro de chambre à la petite Déborah en lui demandant si elle avait un piercing dans la langue… Incorrigible jusqu’au bout. Heureusement pour elle que l’hôtel était fermé par une barrière la nuit.

 

Pour ceux qui n’osent pas, en voyant beaucoup de cyclistes dans les cols, je me rends compte qu’il y a bien plus mauvais que moi, et qu’il ne faut pas la condition physique d’un athlète de haut niveau pour faire l’Ardéchoise. N’importe qui avec un peu d’entrainement peut faire sans problème entre 120 et 140 km par jours. On a tout le temps, on s’arrête souvent et les ravitaillements sont nombreux.

 

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Le récit alternatif des BBB est sur leur site, il vaut le détour: Lien vers le site des BBB

 

L'Ardéchoise 2011 - Les photos

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Les photos de l'Ardéchoise 2011 de l'Aurore-Cyclo

Photos de Alain Darville

 

Lien vers les photos de l'Ardéchoise 2011 (via Picasa)

 

 


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Quelques photos de Charlie des BBB (c) :

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